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Certains « digital natives » en peine à l’université

deux mains sur un clavierC’est une étude américaine (citée ici), effectuée sur un échantillon de 500 étudiants qui l’affirme :  les universités partent du principe que la fameuse Génération Y dispose de compétences en informatique et en technologies de l’information, et ne se préoccupent pas de le vérifier à l’entrée. Résultat : la présence ou l’absence de telles connaissances a un impact réel sur l’orientation et le succès de l’élève.

Elle conclut sur quelque chose que nous connaissons malheureusement très bien en France : Les universités perpétuent plutôt qu’elles ne résistent aux inégalités associées à la fracture numérique.

Le travail de recherche propose de redéfinir la fracture numérique comme la différence entre les personnes ayant un accès effectif à l’information et aux technologies de l’information et ceux pour lesquels cet accès est limité… parfois par simple ignorance de l’existence d’une porte d’entrée, ou par l’incapacité d’actionner sa poignée (c’est moi qui ajoute).

A l’heure où les BU sont encouragées par le ministère à développer des Learning Centers, cette étude montre toute la pertinence de l’éducation à l’information et à ses technologies à l’université, auprès de publics qui ne sont finalement pas obligatoirement tous des geeks. Et il me semble que c’est bien aux bibliothèques de prendre à bras le corps cette mission fondamentale.

En complément, dossier complet d’Educnet : Études américaines : compétences numériques des étudiants. Étude anglaise : réseaux sociaux

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